La genèse du projet
L’exposition « Miroirs d’Euclide » est issue de la rencontre fortuite avec Francisco Brugnoli, Artiste, alors Directeur du Musée d’Art Contemporain (MAC) de Santiago du Chili. Le projet a été élaboré avec Enrique Tirapegui, Francisco et des Mathématiciens du CMM (Centro de Modelamiento Matemático), dont Jaime San Martin, Alejandro Maass et Alejandro Jofre, tout trois anciens directeurs du CMM. S’est joint à nous Christian Correa, Artiste Chilien.
Ce projet s’appuie sur une expérience développée à l’Université de la Côte d’Azur dans le domaine de la Géométrie et de l’Art en direction des élèves de l’enseignement secondaire, par la création en 2005 d’un Institut de Culture Scientifique, « l’Institut Robert Hooke », devenu aujourd’hui le service de Culture Scientifique de l’Université. L’institut à été à l’origine de plusieurs expositions: La « Cité de la Géométrie » à la faculté des Science, « Le Monde est Rond » à l’espace de l’Art Concret à Mouans Sartoux, « Une cité de la géométrie » dans le lycée technique et professionnel des Eucalyptus à Nice et un espace permanent d’exposition des oeuvres de lumière et de mouvement de l’Artiste Niçois Edmond Vernassa à l’Université. Il a été également à l’origine de l’espace « Lumière » dans le Musée des Sciences Arabes au Sultanat d’Oman. Il a été porteur du projet « Euclide » dans le cadre de l’opération MEDITES de l’Université de la Côte d’Azur, financé par les Projets d’Investissement d’Avenir de 2014 à 2018, projet qui a permis l’expérimentation d’un enseignement créatif de la physique basé sur la géométrie dans plusieurs collèges et lycées.
L’exposition présentée au MAC de Santiago vise un large public. Une attention particulière sera portée en direction les professeurs de Mathématiques et de Physique, notamment au travers d’une série de conférences. Il s’agit de leur donner des éléments de la culture historique de leur discipline qui ont bien souvent disparu de l’enseignement. Le thème choisi pour l’exposition au MAC est celui de la lumière et plus particulièrement celui de sa réflexion sur des miroirs courbes. Il permet d’une part d’illustrer l’avantage de la description géométrique sur celle de l’analyse mathématique et d’autre part de présenter les images d’une rare esthétique (voir présentation ici).

